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L'écriture inclusive

La guerre des sexes aura-t-elle lieu ou est-elle en tout cas, destinée à se prolonger jusque dans nos écrits ?

En se retrouvant bannie des textes officiels à la fin de l’année 2017, l’écriture inclusive s’est invitée dans l’actualité, ravivant un débat houleux depuis des lustres (le XVIIe siècle, c’est dire !).

En quelques mots, cette forme d’écriture vise à combattre les stéréotypes sexistes en incluant au même rang les hommes et les femmes. Au pluriel par exemple, le masculin ne l’emporte plus sur le féminin, mais inclut les deux sexes grâce à l’utilisation du point médian. On n’écrira donc plus : « les citoyens », englobant les hommes et les femmes sans faire apparaître ces dernières, mais : « les citoyen.ne.s ». 

Point médian ou pas de point médian alors ?

Difficile dilemme pour tous ceux qui écrivent : étudiant.e, enseignant.e, écrivain.e, journaliste (qui a déjà son « e »), communiquant.e, rédac.teur.trice, correc.teur.trice, édit.eur.trice… Et même pour tous ceux et toutes celles qui, à tout âge et à tout moment, prennent leur crayon pour un oui ou pour un non afin de griffonner un pavé, un mot doux ou un billet.

Parité ou volonté de préserver la langue, le débat fait rage. Mais ce qui regonfle dans cette histoire, c’est que les mots déchainent toujours les passions et qu’on est – comme au Grand Siècle – encore capable d’ergoter à longueur de journaux sur la légitimité ou non d’un tout petit point.

Donc, bonne nouvelle : notre langue n’est pas morte ! Elle se transforme, se module et se sculpte quotidiennement… Certains usages meurent de leur belle mort pour avoir trop vécu, tandis que d’autres apparaissent ou reviennent (alors qu’on les croyait enterrés) au détour d’une rue, dans un manuel scolaire ou au comptoir d’un troquet.

Ouf, la langue française a encore de beaux jours devant elle, et l’écriture… avec.